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L’AFNOR définit la thermographie comme la « technique permettant d’obtenir, au moyen d’un appareillage approprié, l’image thermique d’une scène observée dans un domaine spectral de l’infrarouge ».
Le principe: Tout solide dont la température est supérieure au 0 absolu (0°Kelvin = - 273°C) émet de la chaleur ou des rayonnements thermiques. Ces rayonnements sont des ondes électromagnétiques qui contrairement à la lumière sont invisibles à l’œil nu. Leurs longueurs d’onde varient, pour ce qui nous intéresse, entre 0,8 et 14 micromètres. Pour les révéler l’utilisation de détecteurs infrarouges comme la caméra thermique est indispensable.
La thermographie appliquée aux bâtiments: Ces instruments permettent, dans leur spectre de sensibilité, de mesurer la luminance infrarouge d’une surface. La quantité de rayonnement émise par une surface varie en fonction de très nombreux paramètres et plus particulièrement de l’émissivité du matériau observé. Cette émissivité dépend bien évidemment de sa température mais également, et sans rentrer dans les détails, de bien d’autres paramètres (orientation, état de surface…).
La thermographie infrarouge pratiquée à l’aide d’une caméra thermique, sous des conditions météorologiques définies par la norme NF EN 13187 (conditions de température, de précipitation…) et avec les précautions qui s’imposent, permet d’obtenir des thermogrammes (ou image thermique) traduisant la température radiante apparente de la zone observée.
Ces thermogrammes, en révélant les variations de température de surface, trahissent les nombreux défauts du bâtiment que les calculs de déperditions thermiques ne prévoient pas toujours et que les compteurs ne constatent que globalement.
Ces variations de température de surface issues de pont thermique, de défauts ou d’absence d’isolant, de menuiseries déficientes, de vitrages mal posés…) interviennent directement sur la consommation d’énergie.
Bien que ne pouvant quantifier ses pertes, la thermographie infrarouge appliquée au bâtiment est un outil puissant dans la détection des pathologies thermiques de la construction et on comprend aisément pourquoi les pays nordiques s’y soient intéressés, depuis son origine, dès les années 1960.
Thermographie infrarouge
Mise à jour: 09/03/2011

